Simon Delahaye
Votre parcours |
| Pouvez-vous nous décrire votre parcours en terme de formation ? J'ai suivi ma formation de quatre ans à l'école "I.A.T.A" (à Namur) en section "bijouterie-joaillerie". Pour la compléter, j'ai effectué une année supplémentaire (la "septième") en "création libre". De plus, j'ai approfondi mes connaissances, une année, dans la section "image de synthèse". |
| Pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel ? J'ai eu l'occasion de travailler en tant que stagiaire chez Jean-Marie Pochet, un créateur indépendant pendant 3 semaines. |
| Quels sont vos objectifs en terme de parcours professionnel ? L'idéal serait pour moi, un mi-temps, dans le but d'obtenir un revenu fixe (dans le meilleur des cas "à l'établi" en bijouterie). Je consacrerais, l'autre partie de mon temps, à mes créations et pour les expositions. A plus long terme, mon rêve serait d'ouvrir ma propre galerie ou un salon d'exposition! |
| Quel est votre 'job' idéal ? Consacrer tout mon temps au domaine de la "création". |
| Comment vous définiriez-vous ? Pour moi, un artiste est une personne qui a acquis une certaine expérience et qui a marqué une époque à sa façon. Je me considère aujourd'hui comme étant "créateur". |
| Quel est votre métier ? Créateur de bijoux contemporains. |
| Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? Imaginer, innover, transmettre une émotion, est pour moi extraordinaire. Lors d'une exposition, les échanges et les choses que je partage sont pour moi essentiels et m'aide à avancer, à toujours me dépasser. |
| Quels sont vos domaines d'activités et vos spécialités ? La création de bijoux et l'art contemporain. |
| Quelle est votre vision, votre philosophie ou votre définition du design ou de votre activité créative ? Nous vivons dans une société de "consommation", où l'être humain prend et jette. Lorsque je travaille, j'essaie de ne pas perdre cette notion qui me déplore et de me remettre en question. Le fait de créer ce que je veux est une richesse puisqu'elle me permet d'être libre aussi bien dans mes faits et gestes que dans ma tête: c'est tout simplement magique! |
| Quelles sont vos sources d'inspiration ? Je puise, tout d'abord, mon inspiration dans mon for intérieur: dans ce que je vis, ce que je deviens, à travers mes émotions et mes sensations: la joie, la colère, mes peurs,... J'observe, ensuite, tout ce qui m'entoure: j'essaye de percevoir les choses telles qu'elles sont réellement et non telles que je les vois. |
| Quels sont les créateurs et les designers qui ont marqué votre travail ? Bernard François (un de mes anciens professeurs à qui je dois beaucoup), Patrick Marchal, Laurent Diot et Salvador Dali. |
| Quels sont les événements ou les tendances qui marquent ou caractérisent votre travail ? Le surréalisme et l'art abstrait nous offrent l'occasion de parcourir de nouveaux mondes de l'ordre du rêve. |
| Quel est le projet que vous avez réalisé et qui vous a le mieux plu, le plus marqué, et pourquoi ? J'attache beaucoup d'importance à toutes mes créations, car elles représentent, chacune à leur façon, mon état d'esprit "du moment". Aujourd'hui, le pendentif "entre deux", correspond le mieux à ce que je vis et à ce que je ressens. |
| Quels sont vos points forts, pourquoi faire appel à vous ? Comme expliqué précédemment, j'essaie de faire découvrir une nouvelle façon d'observer et de contempler une "pièce contemporaine". Chaque création est pour moi un nouveau monde à explorer et représente une partie de moi-même. |
| A quel type de clientèle vous adressez-vous ? Lors d'une exposition: si une personne perçoit ne fût-ce que la moindre émotion ou sensation devant l'un de mes bijou : ce serait alors, une réussite pour ma part. |
| Est-ce une clientèle locale, régionale, nationale ou internationale ? J'ai déjà eu la chance de participer à des expositions internationale. A l'avenir, j'aimerais "toucher" plus amplement une clientèle internationale pour le partage de différentes cultures. |
| Travaillez-vous pour le secteur non-marchand? Si oui, pourquoi ? oui et non! Il faut malgré tout, gagner sa vie. Mais quand je travaille pour mes créations personnelles, je ne le fait pas pour l'argent : une fois que l'argent entre en compte, le résultat n'est pas le même, car nous sommes influencés par la vente. On "casse" en quelque sorte la liberté de penser, qu'est l'art contemporain. |
